L’équicoaching, du doute à la certitude

Des petits nouveaux dans l’équipe

8 août 2025

Des petits nouveaux dans l’équipe

8 août 2025

Qui a eu un jour cette idée folle de se lancer dans l’aventure de l’équicoaching ? Et bien, je crois que c’est moi… En prenant un peu de hauteur, ce projet est un doux mélange de mes passions, de mes expériences, de mes doutes, de mes rencontres, heureuses et malheureuses, de mes apprentissages… bref, plus qu’un projet, c’est un chemin que je parcours et que je partage avec celles et ceux qui le veulent 😉

Sans décrire à nouveau mon histoire, j’avais envie de partager avec vous ce que ça apporte aux personnes accompagnées. Par quoi commencer ? Peut-être par les réactions des clients quand j’en parle :

Pourtant quand je propose une séance d’équicoaching lors d’un parcours, j’y ai déjà réfléchi, ssouvent longuement.

En tout premier, j’ai identifié le besoin de sortir du cadre, de se confronter à un environnement différent qui permettra aux personnes accompagnées d’avoir un véritable effet miroir, bien plus puissant que celui de la coach. Et oui, le cheval est un animal doté d’une intelligence émotionnelle bien supérieure à la nôtre. Il sait capter les courants faibles. Il est sensible à tout notre non-verbal, y compris aux battements de notre cœur. De récentes études l’ont mis en évidence à travers des travaux menés par le laboratoire Ethos, en lien avec l’Université Rennes 1.  

Evident, mais toujours utile de le rappeler, je me suis aussi posé la question de la logistique. Je ne propose pas cette possibilité aux personnes qui sont trop éloignées, sauf si elles sont prêtes à se déplacer, bien entendu. Je suis équipée d’un véhicule et d’un van pour le transport des mes équidés et j’ai deux points de chute possibles dans des lieux adaptés : un à Saint Nazaire et un à Guenrouët.

Concrètement, ça se passe comment ?

Pour les accompagnements individuels, l’équicoaching va permettre de sortir des échanges classiques en face-à-face. A travers des exercices simples avec l’équidé, à pied bien sûr, la personne doit collaborer avec l’animal pour les réussir. Rapidement, elle comprend que les mots ne servent à rien, que les gestes parlent, plus qu’on ne le pense et pas toujours comme on le voudrait 😉, que les émotions s’expriment, que les silences ont bien plus du sens qu’on ne le pense. La connexion se crée, instant magique ancré dans le présent, à l’instar du cheval.

La patience du cheval permet une approche par essai – erreur. La personne ou le groupe peut ainsi tester, expérimenter, oser, recommencer, sans que le cheval ne s’impatiente. Il va faire des propositions, à nous de lui demander différemment si sa réponse ne nous plait pas, de se remettre en cause car… « les mêmes causes auront toujours les mêmes effets ». Celles et ceux qui me connaissent savent que je cite cette phrase plusieurs fois par jour et le cheval est mon meilleur allié pour démontrer à quel point cette phrase est juste !  

D’accord, mais quels sont les résultats concrets ?

A travers les séances réalisées, j’ai vu des personnes prendre conscience de leur fonctionnement individuel et/ou collectif, du besoin de poser des limites, de la force de leur non-verbale, du besoin de passer de l’implicite à l’explicite. Les échanges lors du bilan montrent des personnes qui ont gagné en confiance en soi, qui réussissent à poser des limites, à dire non quand c’est nécessaire, à améliorer leur relation avec les autres, à oser prendre la parole en public.  Pour les groupes, l’équicoaching permet le développement de l’intelligence collective, un meilleur partage des responsabilités, y compris dans les prises de décision, la délégation réelle au sein du groupe…

Chaque expérience fait repartir les personnes ou les groupes avec des pistes concrètes, des actions identifiées. Cela est possible grâce à la prise de conscience qui a été facilité par l’animal, qui ne triche pas et, surtout, qui ne se laisse impressionner ni par votre statut social ou votre voiture, ni par vos diplômes ou votre fonction. Ca peut déstabiliser… C’est aussi la raison pour laquelle je rappelle toujours les règles de confidentialité et de respect avant chaque séance.

J’ai conscience que je n’ai pas encore exploré tout ce que l’équicoaching peut permettre. Je fais évoluer ma pratique et les exercices au fil des séances et des objectifs formulés par les personnes et les groupes. Ca me passionne et me donne de l’énergie pour poursuivre !  

Et la sécurité dans tout ça ?

Pas question de négliger ce point. Tous mes poneys et chevaux sont éduqués. C’est la raison pour laquelle, je ne fais pas d’équicoaching avec des chevaux que je ne connais pas. Chaque séance commence par des explications sur le fonctionnement du cheval, le rappel de ses réactions en lien avec son histoire car il reste un animal de proie et la présentation des règles de sécurité. Une belle occasion d’aborder l’accueil au poste en entreprise, avec la présentation des risques auxquels on est exposé 😉

Vous vous en doutez : pas de séance d’équicoaching possible en tongs ou en short. J’impose des chaussures fermées et le port d’un pantalon épais.

Et les chevaux et poneys, ils aiment vraiment ça ?

Chaque séance commence par un pansage à plusieurs mains. J’ai la chance d’avoir des poneys qui apprécient ces moments. Les brosses choisies sont adaptées à chacun pour permettre de rendre ces moments agréables pour eux 😊 Beaucoup de renforcements positifs pendant les séances, le plus souvent sous forme de gratouilles, et ça, ils adorent ! Bien sûr, distribution de carottes à la fin pour les remercier !

C’est aussi pour ne pas les blaser que je suis un peu partagée entre mon envie de développer cette activité et le besoin de les préserver pour que ça reste un jeu pour eux… Car tout est toujours une question d’équilibre… Comme la vie 😊

Et vous ? Vous passez quand à l’action ?